Le carrelage mural désigne tout carreau destiné à recouvrir un mur, en céramique, grès cérame, pierre ou ciment. La faïence, légère et poreuse, se limite aux murs intérieurs. Le grès cérame, plus dense, convient au mur comme au sol, en intérieur comme en extérieur.
Sur un chantier de salle de bains, un carrelage neuf peut se décoller en quelques mois parce que le support n'avait jamais été correctement séché. Le carreau n'y était pour rien. Avant de choisir un motif, il faut arbitrer selon la pièce, les projections d'eau, les graisses et l'entretien des joints, puis fixer la hauteur de pose dès le départ.
Carrelage mural et faïence : la différence qui compte avant d'acheter
Un carrelage mural est un revêtement de murs formé de carreaux juxtaposés, puis collés ou scellés. La faïence en est une famille : un carreau de pâte poreuse, émaillé, léger, réservé au mur intérieur. Le grès cérame, plus dense et très peu absorbant, se pose au mur comme au sol, à l'intérieur comme à l'extérieur. Tous deux relèvent de la céramique, un mélange d'argile, de feldspath, de quartz et de silice cuit à haute température, qui résiste à l'usure et aux variations climatiques. La vraie différence tient à la pâte, donc à l'eau que le carreau absorbe et aux chocs qu'il encaisse.
Reste un piège : l'appellation « faïence » recouvre aujourd'hui des produits très variés, et certains carreaux vendus sous ce nom sont en réalité proches du grès. Lisez la fiche technique (taux d'absorption d'eau, classement d'usage, mention « mur » ou « sol et mur ») plutôt que l'étiquette du rayon. Sur chantier, l'erreur classique consiste à poser une faïence fine en crédence de cuisine ou dans une douche, puis à la voir s'épaufrer au premier choc de casserole ou se dégrader sous les projections répétées. Le carreau n'est pas en cause. C'est l'usage qui n'a pas été vérifié avant l'achat. Pour approfondir : Carrossier métier : missions, formation, salaire, réalité d’atelier.
Quel type de carrelage mural choisir selon la pièce
Le choix se règle pièce par pièce. Dans une salle de bains, il faut distinguer la zone de douche, exposée aux projections et au calcaire, des murs secs autour du lavabo. La première appelle un grès cérame ou une faïence technique, avec des joints réduits à l'essentiel. Les seconds acceptent une faïence classique, plus légère et plus économique. En cuisine, la crédence subit graisses, chaleur et coups de spatule : on cherche une surface lisse, facile à essuyer, et un joint que l'on nettoie sans effort.
Le fini joue davantage qu'on ne l'imagine. Un carreau brillant valorise la lumière, ce qui aide dans une pièce sombre, mais il marque les traces de calcaire et les gouttes séchées. Un carreau mat masque mieux ces traces, en revanche il retient davantage la graisse derrière des plaques de cuisson. Pour le salon, l'entrée ou un mur d'accent, le terrain de jeu s'élargit : effet béton, marbre, travertin, carreaux de ciment, zelliges, tomettes hexagonales. La pierre naturelle séduit, mais elle demande un traitement et un entretien plus attentifs, donc elle convient mieux à un mur décoratif qu'à une zone d'éclaboussures.
Grands formats et carreaux slim : ce que permet la pose actuelle
Les formats s'étirent aujourd'hui du 30×90 aux carreaux slim de 6 mm d'épaisseur, longs jusqu'à 3 m 20. Moins de joints signifie un mur plus lisse et un entretien allégé. La contrepartie est technique : manutention à deux, support parfaitement plan, double encollage et colle adaptée. Un défaut de planéité de quelques millimètres, invisible sous un petit carreau, se lit tout de suite sur un grand format. Ces poses se confient le plus souvent à un carreleur qualifié.
Les critères qui départagent deux carreaux qui se ressemblent
Cinq critères tranchent : la résistance à l'humidité et aux chocs, le format, la finition, l'entretien des joints et le budget. Partez de l'usage : projections d'eau, chaleur, fréquence de nettoyage. Vient ensuite le format, puis la finition, et seulement après le prix. Pour une faïence de salle de bains, comptez environ 15 à 500 €/m², un écart si large que la fiche technique renseigne mieux que l'étiquette. Deux carreaux d'aspect voisin peuvent différer par l'absorption d'eau, la planéité ou la régularité des calibres, et c'est ce dernier point qui décide de la finesse du joint.
Le vrai arbitrage est ailleurs. La presse déco de 2026 présente le microciment comme une réponse aux joints qui noircissent en cuisine. C'est vrai, puisqu'il supprime presque les joints. Mais il demande une mise en œuvre spécialisée et un entretien propre à ce matériau, notamment une protection à renouveler. Utile pour une crédence sans jonction, moins pour qui veut poser lui-même.
Quelle hauteur de carrelage mural prévoir
Prenez une cuisine dont les meubles hauts sont fixés à 60 cm au-dessus du plan de travail : la crédence occupe naturellement cette bande, et on la monte parfois jusqu'au dessous des meubles pour éviter tout joint de rive visible. En salle de bains, on carrelle la douche idéalement jusqu'au plafond, ou au minimum 20 cm au-dessus de la pomme de douche. Les autres murs sont parfois carrelés à mi-hauteur, autour de 1 m 20. Ces repères sont des usages de chantier, pas une norme.
Ce qui compte, c'est de fixer la hauteur avant la commande. Dessinez le calepinage du mur à l'échelle : position des prises, de la niche, des robinets, axe de la hotte. Évitez les coupes minuscules en bout de rang, qui trahissent une pose improvisée, et placez la coupe là où le regard passe le moins, derrière une porte ou en angle rentrant. Le carreleur voit revenir la même erreur : une hauteur décidée en cours de pose, qui laisse un dernier rang de 3 cm sous le meuble haut. Tracez d'abord, commandez ensuite.
Prévoir la marge de coupe avant de commander
Ne commandez jamais le métrage exact. Ajoutez une marge pour les coupes et la casse en pose droite, et prévoyez-en une nettement plus généreuse pour les formats allongés ou la pose en diagonale, qui génèrent beaucoup de chutes. Vérifiez que tous les cartons portent le même numéro de lot : les nuances varient d'une fabrication à l'autre. Gardez enfin quelques carreaux en réserve, car une réparation dans cinq ans se fera avec un modèle peut-être disparu du catalogue.

Comment fixer un carrelage mural étape par étape
Un carrelage mural se fixe en contrôlant d'abord le support, puis en encollant et en posant rang par rang, avant de jointoyer. Voici la séquence de chantier :
- Contrôler le support : sain, plan, propre, sec, avec un primaire d'accrochage si le fond est poreux ou farineux.
- Tracer l'aplomb et les repères de calepinage, en partant d'une ligne de niveau et non du sol, rarement droit.
- Poser rang par rang, en écrasant chaque carreau, avec des croisillons réguliers.
- Découper autour des prises, des angles et des tuyaux, en laissant un jeu suffisant.
- Jointoyer après séchage de la colle, souvent 24 heures selon sa fiche.
- Nettoyer à l'éponge humide avant durcissement, puis contrôler les joints.
Une douche demande en plus une étanchéité sous carrelage, qui relève d'un vrai savoir-faire de carreleur. Le CAP carreleur mosaïste, présenté par l'ONISEP, forme précisément à ces gestes. Pour approfondir : Carreleur mosaiste : métier, chantier, salaire et formation.
Les erreurs de chantier qui font noircir ou décoller les joints
Les causes reviennent toujours : support humide ou poussiéreux, colle inadaptée, joints trop fins pour la sollicitation, nettoyage bâclé qui laisse un voile de ciment. S'y ajoute l'absence de joint souple (silicone) dans les angles et autour des sanitaires, là où le mur travaille. Le microciment est souvent avancé pour fuir les joints noirs, mais un bon jointoiement associé à une ventilation correcte règle la plupart du temps le problème.
Où acheter son carrelage mural et quand faire appel à un carreleur
Les enseignes de bricolage (Leroy Merlin, Castorama) offrent un choix large et des prix accessibles, pratiques pour un projet simple. Le négoce de matériaux (Point P, BigMat, Tecnomat) apporte les gammes professionnelles et un conseil plus technique sur les colles et les supports. Les spécialistes de la céramique et de l'import, notamment les carreaux espagnols, s'adressent à qui cherche un style marqué. En ligne, exigez des échantillons et un même lot, faute de quoi les teintes varient d'un carton à l'autre.
Côté pose, l'arbitrage est net. Un mur sec, plan, sans difficulté, se prête au bricolage. Une douche, un grand format ou un support douteux relèvent d'un carreleur professionnel, qui sécurise l'étanchéité et la planéité. C'est un métier de l'artisanat français qui s'apprend par le CAP et se perfectionne dans le compagnonnage, ce qui justifie que son savoir-faire se paie.
Bon à savoir
Comment bien choisir son carrelage ?
Partez de l'usage (projections d'eau, graisses, chaleur), puis du format et de la finition, enfin du budget. Lisez la fiche technique plutôt que le nom commercial. Un carreau abordable, bien posé sur un support préparé, vaut mieux qu'un carreau cher posé à la hâte.
Quelle est la différence entre le carrelage et la faïence ?
Le carrelage désigne l'ensemble des revêtements en carreaux, pour sols et murs. La faïence en est une variante : un carreau poreux, émaillé et léger, réservé aux murs intérieurs. Le grès cérame, plus dense, se pose au sol comme au mur.
Où acheter son carrelage mural ?
Choisissez selon votre besoin : enseignes de bricolage pour le choix large, négoce de matériaux pour le conseil et les gammes techniques, spécialistes pour les styles marqués. En ligne, commandez des échantillons et un même lot pour éviter les écarts de teinte.
Quel type de carrelage mural choisir ?
Le grès cérame convient partout, y compris en douche. La faïence classique suffit aux murs intérieurs peu sollicités. En cuisine, préférez une surface lisse et résistante aux graisses. La pierre naturelle demande un entretien plus attentif, donc plutôt en décor.
Comment commencer son carrelage mural ?
Vérifiez que le support est sain, plan et sec, puis dessinez le calepinage avant de coller quoi que ce soit. Tracez une ligne de niveau, repérez prises et niches, et déterminez où tomberont les coupes. Commandez ensuite avec une marge pour les coupes et la casse.
Comment fixer un carrelage mural ?
On encolle avec une colle adaptée au support et au carreau, on pose rang par rang avec des croisillons, on découpe autour des obstacles, puis on jointoie après séchage. Dans une douche, une étanchéité préalable est indispensable et mieux vaut la confier à un carreleur.
Quelle hauteur de carrelage mural prévoir ?
En cuisine, la crédence occupe environ 60 cm entre plan de travail et meubles hauts. En douche, carrelez idéalement jusqu'au plafond, ou au moins 20 cm au-dessus de la pomme de douche. Ailleurs, la mi-hauteur est courante. Ce sont des usages de chantier, pas une norme.
Avant d'acheter, notez trois éléments : l'exposition à l'eau ou aux graisses de la pièce, l'état du support, la hauteur de pose souhaitée. Lisez ensuite la fiche technique du carreau, surtout l'absorption d'eau et l'usage prévu. Demandez enfin à votre carreleur de valider le support et la largeur des joints avant la première dalle collée.
Révisé en septembre 2026
Auteur de ce guide
Maëlig VaucoretRédacteur spécialisé en artisanat et compagnonnage
Rédacteur de compagnonnage.fr consacré aux métiers manuels, aux parcours CAP, BP et CFA, et à la tradition compagnonnique.
Supervision éditoriale : la rédaction de Compagnonnage.fr
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